Avec une démographie en forte croissance, la ville connaît une tension importante sur les prix de l’immobilier, qu’il s’agisse du neuf ou de l’ancien. Une pression qui n’est pas prête de retomber.

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Les pénuries se font se sentir un peu partout dans la ville. En cause : une trop grande attractivité. « Nous sommes devenus il y a deux ans la septième ville de France en nombre d’habitants », constate Philippe Saurel, maire de la ville. « Chaque année, Montpellier gagne 3 000 nouveaux habitants et la métropole entre 5 000 et 6 000, ce qui nous oblige à construire beaucoup de logements », ajoute-t-il. Les grandes opérations sont légion. Près d’une vingtaine de ZAC sont actuellement en chantier, comme celle de Saint-Roch. Quelque 1 000 logements viennent d’être livrés et 500 autres doivent arriver d’ici à 2030. Du côté de la ZAC de Pompignane, ce sont 1 400 logements qui vont sortir de terre entre d’ici à 2032.

Ce dynamisme en matière de construction ne parvient pas encore à détendre un marché locatif aujourd’hui saturé : « De septembre à juin, nous croulons sous les demandes de jeunes à la recherche d’un logement ». C’est que Montpellier figure à la troisième place des villes étudiantes les plus attractives, selon le classement annuel établi par le journal L’Etudiant. Les jeunes du supérieur représentent près de 18,4 % de la population, et s’il y a bien une catégorie de logements difficiles à trouver aujourd’hui à Montpellier, c’est le T1 :  » Les investisseurs se positionnent sur les studios du quartier Hôpitaux-Facultés. » Dans le neuf, où les prix sont plus proches des 4 500 à 5 000 euros le mètre carré hors parking, les rendements sont bons pour les investisseurs, entre 3,5 % et 4 %. Sans oublier le dispositif Pinel et les avantages fiscaux liés à ce mécanisme :

« Le neuf est dominé par les investisseurs, qui représentent 60 % de notre clientèle ».

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Investir en résidence étudiante

Mais, en attendant l’arrivée de  nouvelles habitations, le marché du neuf s’essouffle, comme un peu partout en France, sur l’année 2019 : « Période électorale oblige, les permis de construire se font de plus en plus rares ». La Fédération des promoteurs immobiliers évoque même, sur le premier semestre 2019, une baisse de 24 % de l’offre commerciale sur l’ensemble de la métropole montpelliéraine. De quoi gonfler les prix du neuf, qui progressent de 3,6 % pour arriver à 4 160 euros le mètre carré hors parking.

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La ville devra pourtant construire en masse pour accueillir ses futurs habitants. Détentrice du label « French Tech », Montpellier attire sur son territoire de nombreuses entreprises liées aux nouvelles technologies et à l’industrie visuelle et créative.

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Montpellier est ainsi la deuxième zone d’emploi parmi les grandes métropoles dites « créatives », et a créé entre le premier trimestre 2014 et le premier trimestre 2019 près de 23 556 emplois dans le secteur privé, soit 4 711 nouveaux emplois par an. Le taux de chômage recule de 2 %.

Un contexte économique qui fait de Montpellier un placement de choix pour tous les types d’investisseurs.

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Source extrait article Le Monde  le 02 décembre 2019